Accusée de fraude bancaire et de mauvaise gestion de prêts non garantis, Cécilia Ibru, ancienne PDG de l’Oceanic Bank au Nigeria, prejudice estimé à 1,2 milliard $. Elle a été condamnée à 6 mois de prison en 2010

Accusée de fraude bancaire et de mauvaise gestion de prêts non garantis, Cécilia Ibru, ancienne PDG de l’Oceanic Bank au Nigeria, prejudice estimé à 1,2 milliard $. Elle a été condamnée à 6 mois de prison en 2010

Cécilia Ibru a longtemps été l’une des figures les plus influentes du secteur bancaire nigérian. En tant que PDG de l’Oceanic Bank, elle incarnait le succès, la modernisation du système financier et l’ascension d’une femme à la tête d’une grande institution bancaire en Afrique de l’Ouest. Son établissement comptait parmi les banques les plus puissantes du pays avant la crise.

Derrière cette image de réussite, des pratiques de gestion risquées se sont progressivement installées. Sous sa direction, l’Oceanic Bank a accordé de nombreux prêts non garantis à des entreprises et à des proches, souvent sans évaluations sérieuses de solvabilité. Ces décisions ont fragilisé la banque et exposé les dépôts des clients à de lourds risques.

Avec le temps, les défauts de remboursement se sont accumulés. Les autorités ont découvert que ces prêts avaient contribué à un trou financier massif, estimé à environ 1,2 milliard de dollars. Cette situation a aggravé la crise bancaire que traversait le Nigeria à la fin des années 2000, mettant en péril la stabilité du système financier national.

Face à l’ampleur des pertes, la Banque centrale du Nigeria est intervenue. Des audits approfondis ont été lancés, révélant des irrégularités majeures, des violations des règles prudentielles et une mauvaise gestion systémique. Cécilia Ibru a alors été directement mise en cause pour fraude bancaire et gestion irresponsable.

L’affaire a rapidement pris une dimension judiciaire. Les enquêteurs ont établi que les décisions prises au sommet de la banque avaient favorisé des intérêts privés au détriment des épargnants et des actionnaires. Les preuves financières accumulées ont renforcé les accusations portées contre l’ancienne PDG.

En 2010, Cécilia Ibru a été jugée et reconnue coupable. Elle a été condamnée à six mois de prison, une peine relativement courte au regard de l’ampleur du préjudice, mais accompagnée de la confiscation de nombreux actifs et d’un bannissement du secteur bancaire.

Cette affaire a marqué un tournant au Nigeria. Elle a symbolisé la volonté des autorités de lutter contre l’impunité dans le secteur financier et a servi d’exemple des conséquences possibles de la mauvaise gouvernance bancaire, même pour les dirigeants les plus puissants.

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Sources :

Image de : https://saharareporters.com/sites/default/files/styles/focal_point_325x195/public/page_images/news/2010/Ibru_cecilia.jpeg?h=3b5d1417&itok=glMin8SP

https://olatorera.com/where-is-cecilia-ibru-of-nigerias-ecobank-known-as-oceanic-bank-during-the-billionaires-tenure/

https://urhobotoday.com/where-is-mrs-cecilia-ibru/

https://www.thecable.ng/cecilia-ibru-sanusi-persecuted-me-thinking-i-wanted-his-job-at-cbn/

https://fr.scribd.com/document/864082153/Shoaga-Olabisi-2014-Corr

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