Comment le PDG Jason Kelly a propulsé Ginkgo Bioworks au rang de géant de la biologie synthétique aux USA entre 2008 et 2024, en industrialisant le codage de l'ADN à grande échelle grâce à des fonderies biologiques automatisées ?
En 2008, lorsque Jason Kelly cofonde Ginkgo Bioworks avec des chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), la biologie synthétique est encore un domaine largement théorique et artisanal. Sa direction a été marquée par une ambition hors norme : transformer le vivant en un langage informatique que l'on peut coder. Sous son impulsion, Ginkgo s'est imposée comme le leader incontesté de la bio-ingénierie mondiale, atteignant sur la période 2008-2024 une capacité phénoménale de programmation de plus de 100 000 micro-organismes. Ce succès spectaculaire repose sur le développement d'une infrastructure unique : une fonderie biologique entièrement automatisée où la robotique et l'intelligence artificielle remplacent les manipulations manuelles traditionnelles des chercheurs.



